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日志


1月31日

BIODIVERSITE, LA FIN DES ILLUSIONS

Repris d'article , sur le site de l'Association Kokopelli par Raoul Jacquin

 

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! Alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur le sitehttp://www.kokopelli.asso.fr/index.html

                   logo

Votre souris a du pouvoir : Pour sauver l'Association KOKOPELLI, vous pouvez  signez en ligne la pétition sur le site Cyber@cteurs.

1月19日

JOURNEE EUROPEENNE CONTRE L'ENFERMEMENT DES ETRANGERS

 

Aujourd'hui, 19 janvier, dans les pays européens, des citoyens thumb_arton4633 européens, des habitants de l’Europe, se sont dressés pour dire qu’ils ne veulent pas d’une Europe frileuse, xénophobe, arc-boutée sur ses privilèges et dont le symbole serait les prisons pour étrangers de plus en plus nombreuses, voire ces camps pour migrants, véritables zones de non droit que les gouvernements rêvent « d’externaliser » aux frontières de l’Europe.

En France, 27 centres de rétention administrative sont répartis sur tout le territoire.  Des femmes, de hommes, des enfants et même des nourrissons y sont enfermés dans des conditions de rétention qui mettent en danger leur intégrité physique. Entassés, ils attendent que l'on décide de leur sort. Compte-tenu de l'augmentation  du nombre de dossiers, une directive européenne envisage de faire passer à dix-huit mois la durée de rétention, qui est de 32 jours depuis 2003.

Rafles au faciès, matraquages, enfermement, expulsions, séparation des familles, le tout dans une brutalité physique et psychologique, s'adressent à des personnes dont le seul crime est d'être étrangers et dépourvus d'un titre de séjour !

Dans ces centres de rétention, la révolte a commencé depuis le mois de décembre :  cahiers de doléances, revendications écrites sur les vêtements, refus d’entrer dans les chambres, grève de la faim… Et elle se  poursuit malgré la répression. Les sans-papier continuent avec détermination à exprimer leur volonté de vivre dignement.

Mobilisons-nous pour amplifier ce mouvement.
Quand les lois sont illégitimes, la désobéissance civile s'impose !

S'informer pour agir :

Sur le quotidien des sans papiers : http://quotidiensanspapiers.free.fr/w/IMG/pdf/QSP-20-A4.pdf

http://quotidiensanspapiers.free.fr/

Sur le film et la pétition laissez-les grandir ici : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4633

Sur la façon de saboter la machine à expulser : http://nonukatall.magnify.net/item/G7QX1BJGFNM5GTZH

Sur Marseille :
http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique188

MDM REMET SA PETITION A ROSELYNE BACHELOT

 

Reprise d'article : Médecins du Monde -
Communiqué du 17 janvier 2008.

Bonjour,

Ce matin, le Docteur Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde a remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports la liste des signataires de la pétition « Médecine et immigration, non aux liaisons dangereuses » lancée le 25 octobre 2007 par l'association.

Vous êtes plus de 26 000, soignants, scientifiques, organismes et citoyens, à avoir signé ce texte et nous vous remercions vivement de votre soutien.

Pour continuer à dénoncer cette stratégie d'instrumentalisation des sciences et de la médecine à des fins de politique migratoire, Médecins du Monde lance ce même jour une campagne de sensibilisation (visuel ci-joint) dénonçant le renvoi d'étrangers gravement malades, qui en l'absence de traitement, sont condamnés dans leur pays d'origine.

Ces expulsions vont à l'encontre de la loi de 1997 protégeant les étrangers gravement malades de l'expulsion et de la loi de 1998 prévoyant leur régularisation. Les médecins inspecteurs de santé publique sont invités à violer le secret médical puisqu'ils doivent désormais détailler au Préfet les traitements à dispenser aux malades étrangers, conditionnant leur renvoi.

L'association demande le respect du secret médical, la protection contre l'expulsion ainsi que la régularisation des étrangers qui ne peuvent se soigner effectivement dans leur pays d'origine.

                            MDM

Pour continuer à militer à nos côtés : www.medecinsdumonde.org

1月16日

D'où vient la vitalité de notre omniprésent souverain ?

 

Reprise d'article publié sur le site  Bellaciao            par  Michel MENGNEAU

Lors des dernières présidentielles, je m’étais interrogé pour savoir esc2-fa048  comment les candidats pouvaient tenir le coup en courant dans tous les sens afin de remporter la course à l’Elysée. Naturellement le dopage m’était venu à l’esprit, d’autant que celui qui gagna avait fait preuve d’une suractivité douteuse. Une fois son triomphe officialisé, on aurait pu croire qu’il aurait fait preuve d’un peu de quiétude. Que nenni, il est encore plus surexcité et agité qu’auparavant. Y-a donc un truc ! Cependant…

Sarkozy, cet homme est fatigué ! Les cernes sous les yeux, le creusement des rides, des propos indécents et des rictus incontrôlés sont les témoins de la mauvaise santé du personnage. On a longtemps pensé à un abus de céciliate. Mais ce médicament sous forme de pilule douce amère était trop inconstant pour être totalement incriminé. D’ailleurs il a abandonné ce genre de prescription. Depuis il utilise des lampes à ultraviolet pour sembler toujours en forme. Cela se voit, du moins le fait-il voir dans tous les médias, il est de plus en plus bronzé. Mais ce n’est pas le fait du hasard, au su au vu de tout le monde il s’offre des séances de bronzage avec une grande bringue « murmureuse », l’effet est incontestable « Car l’a Bruni ».

Pourtant çà ne suffit pas… 

Car le regard parfois terne, suivie de période où l’on constate que c’est celui d’un halluciné, laissent à croire qu’il prendrait plutôt des drogues plus fortes et de façon plus régulière que de la céciliate périmée. Nous n’irons pas jusqu’à prétendre qu’il s’approvisionne en produits auprès du cartel de Medellin, se serait probablement exagéré. Quoique, dans le monde qui est le sien, la séparation avec des milieux peu recommandables, mais aux chiffres d’affaire non négligeables, n’est pas toujours très bien définie. Nous ne citerons que les banques, dans lesquelles circulent de l’argent blanchi, mais pas propre pour autant.

Ayant plus ou moins écarté cette hypothèse, c’est en feuilletant un dictionnaire des champignons que nous est venu la réponse sur les causes de l’état déliquescent du personnage.

Cela vient d’une pratique peu commune utilisée par ses lointains ancêtres pour s’envoyer en l’air. Dans des temps reculés, les peuplades d’Europe centrale faisaient sécher un champignon bien déterminé, puis une fois le séchage terminé ils en mâchaient des petits fragments qui les transportaient dans un monde hallucinatoire. Nous avons omis volontairement de précisé le nom de ce champignon hallucinogène de peur que des inconscients, des faibles d’esprits, accros des paroles, des façons de faire démagogiques du fac-similé de Napoléon veuillent sans discernement suivre son exemple. Nous rajouterons, pour les dissuader totalement, que ce champignon dans un premier temps donne mal à la tète, puis rend à moitié fou, et si on a le malheur de l’avaler c’est l’issue fatale en perspective.

Non content de faire des rêves d’hallucinés par des moyens qui peuvent paraître à certains naturels, il se shoote définitivement en complétant avec un machin conseillé par son frère : de la médef., pure et dure de surcroît. On connaît bien les propriétés de ce produit, allant de paire avec la méthode utilisé précédemment il favorise la folie des grandeurs, exacerbe le goût du gain, tout cela en supprimant radicalement chez l’individu un quelconque respect du bien-être social. Moralité, y-a vraiment pas de quoi être rassuré !!

En fait, son frère n’était qu’une sorte de petit pourvoyeur. Donc pour mieux s’alimenter en Cachets, il va s’approvisionner directement chez les grands pontes regroupés en cartel, « le Cartel de Médef-ine ». Suivant l’expression consacrée, il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses « seins ». A ce propos, ce syndicat de personnes douteuses pose problème car vis-à-vis de lui la Mafia fait figure d’entreprise artisanale. Effectivement, le soi-disant cartel est comme les religions reconnues officiellement, il a pignon sur rue, tandis que les autres sont dans la clandestinité, comme quelques religions parallèles et rigolotes qui ne sont pas en odeur de sainteté auprès du Vatican. Il va de soit que lorsque je parle de religion rigolote certaines me viennent tout de suite à l’esprit, comme la congrégation des entarteurs, par exemple.

Par contre cette association de malfaiteurs n’est nullement discriminatoire envers la gente puisqu’ils ont laissé les commandes à une dame, du moins une demoiselle, Miss Parizot. Et oui, il existe encore des demoiselles dont on ne serait mettre en doute l’intégrité physique. Cela ce comprend aisément, imaginez des soupirants qui après avoir fait des galipettes avec un institut de sondages ce retrouvent au matin avec des statistiques sur leurs performances de la nuit. Y-a de quoi en rebuter plus d’un ! Par contre la sondeuse est balaise, car à défaut de tripoter des choses naturelles, elle tripote les résultats des enquêtes d’opinion pour ne pas perdre son principal client, de surcroît son meilleur V.R.P. et surtout excellent avocat pour défendre la cause de son cartel.

La donzelle eut pu rester garde meubles, mais son caractère acrimonieux et profiteur en a fait une négrière. Certes elle n’est pas issue du Quai de la Fosse à Nantes d’où il y a encore deux siècles les grandes familles d’armateurs expédiaient leurs bateaux sur les côtes africaines pour récupérer de la main d’œuvre à bon marché qu’ils convoyaient alors vers les champs de coton et de canne à sucre de Louisiane et des Antilles, etc. Mais comme ce genre de pratique est l’apanage des gens qui veulent faire fortune sur le dos des autres, la miss faisant partie de cette catégorie, elle applique donc en toute impunité se genre de principe sans aucun remord. Moralité, il va falloir travailler plus pour gagner moins, pendant que l’exploiteur aura le regard rivé sur les cadrans de la bourse en guettant le « bling-bling » des royalties résultant d’une rentabilité maximum. Rentabilité non pas obtenu à coups de fouet ainsi que ce le fut jadis, mais avec des méthodes plus subtiles et néanmoins aussi efficaces, des brimades, des menaces de licenciement, de flexibilités complètement irréalistes, pour conclure : Ferme-la, et bosse ! Il parait que cela s’appelle de l’esclavage…

Voilà où et auprès de qui notre guignol national va puiser son énergie. Mais comme cela ne lui suffisait pas il arrose le tout avec de l’eau bénite conditionnée dans la pensée fangeuse de Charles Maurras.

Peuple lève toi !

De : Mengneau Michel
jeudi 3 janvier 2008

Les fesses des philosophes

 

Alors que nous résistons avec courage ou dédain contre la propagande patriarcale véhiculée par la publicité et la "presse people", voilà qu' un hebdomadaire "lisable" tel que  Le Nouvel Observateur sombre dans l'instrumentalisation mercantile de la nudité féminine.

Pour célébrer le centenaire de la naissance (9 janvier 2008) de Simone de Beauvoir, le magazine a  publié en couverture, une photo inédite où elle apparaît nue de dos, surprise dans son intimité, accompagnée d' un titre tout autant racoleur : "La scandaleuse".

"Ecrivaine" et philosophe, enseignante, disciple du mouvement existentialiste, "précurseuse" du mouvement féministe en France, cette femme qui s' est battue toute sa vie pour se faire respecter pour ses idées est ravalée à une vulgaire icône de mode !

L'"auteure" du "Deuxième Sexe" publié en 1949, dont le titre visait à  éradiquer l'expression péjorative "sexe faible" utilisée par les hommes, qui devint un ouvrage de référence mondiale du féminisme moderne, réduite au rôle de femme objet afin de faire grimper les ventes ! Si c'est triste pour la presse, cela l'est encore davantage pour la parité ! Ce genre de réactions archaïques et conditionnées démontrent qu' il reste beaucoup à entreprendre pour faire évoluer les mentalités.

Même si  Simone écrivait : " Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale c'est qu'on s'y habitue", les associations féministes n'ont pas l'intention de laisser ce genre pratique commerciale scandaleuse se perpétuer.

""Cette photo, volée à son intimité, n'illustre en rien les écrits, la philosophie, le féminisme et la personnalité de Simone de Beauvoir. Elle choque à cet égard et démontre la volonté d'instrumentaliser à des fins purement commerciales le corps des femmes contrairement aux photos consacrées aux personnalités masculines", s'insurge l'Association Choisir la Cause des Femmes dont Simone de Beauvoir fut présidente-fondatrice.

L' Association des Chiennes de Garde, a elle aussi réagi avec force et humour, en organisant vendredi dernier une manifestation avec masques et banderoles devant le siège du Nouvel Observateur à Paris.  Elles réclamaient la publication "des fesses de Jean Daniel " (le directeur de la publication) . Le compte-rendu de cette première action de l'année de  l'association est consultable en ligne : http://www.chiennesdegarde.com/nouvelobs/

Cet article est publié volontairement dans la catégorie "mode de vie durable". L'oppression de la moitié des habitants de la planète : les femmes, ne peut qu'entraîner un dysfonctionnement global de l'Humanité qui est contraire à la dynamique de LA VIE !

- Patricia DIEGHI -

                                 sartre

Le tract des Chiennes de garde :

LE NOUVEAU VOYEUR FRAPPE

AU-DESSOUS DE LA CEINTURE

et les Chiennes de garde

montrent les crocs à Jean Daniel

Combien de fesses de philosophes avez-vous déjà vu ?

Nous, aucune, jusqu'à la couverture du Nouveau Voyeur de la semaine dernière.

Quel est le premier philosophe du XXe siècle dont le corps nu soit exposé à la vue de tous, chez les marchands de journaux ?

Simone de Beauvoir !

Que Jean Daniel, directeur de la publication, nous explique le rapport entre les fesses de Beauvoir et l’originalité de sa pensée ! S’il trouve cette femme si belle, que n’a-t-il choisi son visage, son regard ! Non, il a préféré exhiber une photo intime en prétendant rendre hommage à une philosophe éminente qui a justement analysé et dénoncé le machisme.

ÇA SUFFIT !

Nous, Chiennes de garde, en avons assez

que les femmes soient ramenées à leur physique, leur corps traité comme un objet

que la nudité des femmes soit utilisée pour vendre n’importe quoi, exposée à tout propos et imposée à toutes et tous dans l’espace public.

Nous demandons à Jean Daniel

de nous faire des excuses

et, sinon, de nous montrer ses fesses.

Chiennes de garde, Maison des associations, boîte n°11, 5 rue Perrée 75003 Paris.  

1月15日

PARTAGE DES RICHESSES, LA QUESTION TABOUE

 

Reprise d'article paru dans LE MONDE DIPLOMATIQUE de janvier 2008, par François RUFFIN.

Banquier "Afin de "défendre le pouvoir d'achat", le gouvernement français envisage une série de mesures ( monétisation des congés non pris, travail le dimanche, implantation plus facile des hypermarchés). Une donnée du problème est presque toujours occultée : en vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, ce qui correspond à plus de 100 milliards d'euros en partie transférés vers le capital. Cet élément central du débat est devenu un point aveugle.

"La part des profits est inhabituellement élevée à présent ( et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l'amplitude de cette évolution et l'éventail des pays concernés n'ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années". D'où sont tirées ces lignes ? D'un texte de la Confédération Générale du Travail (CGT) ? Nullement : elles viennent d'un article de la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux afin de "coordonner les politiques monétaires" et d'"édicter des règles prudentielles". Ce n'est pas vraiment un repaire de marxistes ; pourtant leur exposé sur cette " marge (de profit) d'une importance sans précédent" se poursuit sur vingt-trois pages.

Et qui redoute le pire ? « J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». Or « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (...) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». Là, il s’agit de M. Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui livre ses inquiétudes au Financial Times.

Ce constat, chiffré, est unanimement partagé. D’après le Fonds monétaire international (FMI), dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %. Et, en France, de 9,3 % .

Par le gigantisme des sommes en jeu, des dizaines de milliards d’euros, ces 9,3 % devraient s’installer au cœur du débat. Toute la contestation des « nécessaires réformes en cours » (« régimes spéciaux », retraites, sécurité sociale, mais aussi pouvoir d’achat) pourrait s’appuyer sur ce chiffre. Or c’est à l’inverse qu’on assiste : il est comme effacé de la sphère publique, éclipsé dans les médias, à peine mentionné par les responsables politiques. Un point central de l'économie en est devenu un point aveugle.

Qu'on évalue, ce transfert de richesses : le PIB de la France s'élève à près de 1 800 milliards d'euros. "Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d'euros qui ont ripé du travail vers le capital", calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Soit, même avec des estimations basses, plus d'une dizaine de fois le déficit de la Sécurité sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5 milliards). Ces derniers "trous" sont amplement médiatisés, tandis qu'on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés.... D'après Fayolle, de tels ordres de grandeur " traduisent des déformations structurelles, pas simplement de l'économie mais de la société". Ces déformations résultent de "tout un ensemble de facteurs : le poids du chômage, les politiques économiques, les changements de la gouvernance des entreprises depuis une vingtaine d'années.""

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Suit un long paragraphe intitulé "Des médias entre mutisme et mensonges" qu'une citation de Jack London dans le texte, résume à merveille :" La presse quotidienne, c'est l'escamotage quotidien qui purge les injustices par le silence de l'oubli."

Un article à lire et à diffuser pour en parler sans tabou, afin que le mot équité reprenne enfin sa dimension et que l'harmonisation tant prônée soit menée vers le haut, en toute justice !

Cités (entre autres) en fin d'article et à découvrir en ligne :

- "La baisse tendancielle de la part salariale" de l'économiste Michel Husson : http://hussonet.free.fr/parvabis.pdf

- " Les scénarios de la réforme", Revue de l'Ires n° 44
de 2004
: http://www.ires-fr.org/IMG/File/r443.pdf

1月13日

OGM : le gouvernement décide d' activer la clause de sauvegarde

La Haute Autorité provisoire sur les OGM a confirmé ce que les rapports scientifiques qui existent depuis 10 ans démontrent : le maïs OGM MON 810 a un impact négatif sur la flore et la faune.

Vendredi soir,  le gouvernement a décidé de déclencher la procédure de suspension de la culture du maïs transgénique MON810 en activant, au nom du "principe de précaution", une clause de sauvegarde auprès de l'Union européenne. Cette clause de sauvegarde a déjà été utilisée dans six pays  européens.

Une expertise devrait être lancée par la commission européenne. La réflexion scientifique, la ténacité et la mobilisation des militants anti-OGM ont permis à la raison et à l'intérêt du plus grand nombre  de l' emporter sur celui uniquement financier des lobbies pro-OGM. 

L' annonce par le gouvernement de la mise en oeuvre du ogmjenveuxpas-jaune principe   de précaution, s' est accompagnée de celle d' un plan d' investissement multipliant par huit les budgets de la recherche sur les biotechnologies végétales. La technologie des OGM aurait selon le premier ministre un intérêt pour relever les défis alimentaires et environnementaux ! Restons donc vigilant-e-s sur
l' utilisation  de ces 45 millions
d' euros.

Pour en savoir davantage :       

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=13066

http://cdurable.info/+OGM-la-clause-de-sauvegarde-engagee,927+.html

http://www.confederationpaysanne.fr/ogm_clause_sauvegard_etape_important_victoire_23.php&actualite_id=1209

1月8日

PROJET DE LOI OGM : APPEL A MOBILISATION GENERALE

 

Le projet de loi OGM sera examiné les 15-16-17 janvier 2008 au Sénat, et les 5-6-7 février 2008 à l'Assemblée Nationale.

Une loi qui ne respecte pas le droit à produire et consommer sans OGM :

frigo-sans-ogm Si ce projet était voté en l'état, une nouvelle loi permettrait le développement des cultures d'OGM au mépris complet des engagements pris à l'issue du Grenelle de l'Environnement. Cette loi légitimerait la contamination génétique à grande échelle puisqu'elle organiserait la coexistence sans résoudre aucun des problèmes qu'elle pose.

Une Haute Autorité vendue aux lobbies agrochimistes et semenciers :

La mise en place d' une autorité capable de définir quels sont les OGM dangereux ou non est une mascarade. La Haute Autorité sur les OGM a été mise en place dans la précipitation et n'est pas paritaire. La société civile y est sous représentée et certains membres sont représentants de l'industrie OGM.

Un gouvernement  qui ne respecte pas ses engagements :

Alors que :

- L' interdiction des OGM gagne du terrain en Europe ( Autriche, Hongrie, Roumanie ont suspendu la culture du maïs MON 810 sur leur territoire. Grèce, Italie, Suisse, Pologne, ont mis en place des réglementations nationales qui leur permettent d'interdire la culture d'OGM sur leur territoire.)

- Plus de 80% de la population française est contre les OGM et 86% des français demandent un moratoire,

- Le gouvernement a déjà en main tous les éléments scientifiques nécessaires pour notifier la clause de sauvegarde à la commission européenne,

contrairement aux engagements pris au mois d'octobre 2007 lors du Grenelle de l'environnement, le gouvernement n'a pas activé la clause de sauvegarde sur le MON 810.

Le gouvernement ne tient pas compte de notre avis, faisons-nous entendre plus fort :

De nombreuses ONG appellent les Citoyen-ne-s à interpeller leurs parlementaires afin que ceux-ci votent une loi qui garantisse la liberté et le droit à produire et consommer sans ONG.

Pour trouver un modèle de lettre et les adresses courriers et mails de vos députés et sénateurs et connaître leur position sur les OGM : 1 clic sur l'image

                      1656128 

Pour signer la pétition en ligne : http://www.stop-ogm.org/

Le samedi 12 janvier 2008 sera une journée nationale de mobilisation contre les OGM.

Pour LYON, je diffuse l'information reçue ce jour de http://greenfist1980.spaces.live.com/

"Pour la Liberté et le droit de produire et consommer sans OGM.

Le samedi 12 janvier 2008 à 14 h place de la République, Lyon 2ème.

Alors que sera présenté à partir du 15 janvier au sénat le projet de loi sur les OGM, 14 organisations appellent les citoyens à se rassembler et à écrire à leur député ou sénateur afin de lui demander :
- d'activer la clause de sauvegarde sur la culture du Maïs Mon 810
- de ne pas faire passer cette loi en l'état, loi qui permet d'organiser une contamination génétique généralisée et définitive.
VENEZ NOMBREUX, TRÈS NOMBREUX.

Actuellement trop de choses passent qui délitent un peu plus nos vies et nos espoirs.

Venez nombreux au rassemblement pacifique témoigner au gouvernement votre souhait de préservation du terroir français. Des lettres aux députés et aux sénateurs seront mises à signature puis apportées aux permanences.
Contacts:
Caroline: 06 89 35 93 42
Site : www.stop-ogm.org"

- PatLaRebelle -

1月3日

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Je prends ce vers
A celui qui fee_sky
Sans rime et sans façon
Chanta le pont de Seine
Et le nouveau
Pour dire
Ce qu'au tréfonds
Gît par ces temps
De mort

Et de déconfiture

Ces heures de haine
Et d'amertume
Où l'on ne sait à quel saint se vouer
Quel Dieu prier
Puisque tout paraît vide
Et que les êtres
Ont perdu sens et l'équilibre

Les petits hommes éteignent les  flambeaux
Et font de l'ombre sur la terre

Il est grand temps
Grand temps vous dis-je
De rallumer les étoiles

Gary Klang

INGRID BETANCOURT

 

Le Comité de Soutien pour la libération d'Ingrid Betancourt annonce la parution en ce jeudi 3 janvier 2008 d' un livre CONTRE L' INACCEPTABLE : "Lettres à maman, Par-delà l' enfer".

En attendant de lire dans cet ouvrage, l' intégralité  de la missive écrite par Ingrid Betancourt du fond de la jungle où elle est séquestrée depuis bientôt 6 ans, ainsi que la réponse que ses enfant adresse à leur mère,  voici quelques extraits de cette lettre digne et poignante.

 «C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimenté, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités. Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est «non». Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer au moins libre de désirs.
Cela fait trois ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, apprendre quelque chose, maintenir vive la curiosité intellectuelle. Je continue à espérer qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser.
Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin car la radio que j’ai est très vieille et abîmée. Je veux te demander, Mamita Linda, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (...). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (…). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus(…).
Comme je te disais, la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps. Je vis ou survis dans un hamac tendu entre deux piquets, recouvert d’une moustiquaire et avec une tente au dessus, qui fait office de toit et me permet de penser que j’ai une maison.
J’ai une tablette où je mets mes affaires, c’est-à-dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. Tout est prêt pour que je parte en courrant.
Ici rien n’est à soi, rien ne dure, l’incertitude et la précarité sont l’unique constante. A chaque instant, ils peuvent donner l’ordre de tout ranger [pour partir] et chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal (…).
Mes mains suent et j’ai l’esprit embrumé, je finis par faire les choses deux fois plus doucement qu’à la normale. Les marches sont un calvaire car mon équipement est très lourd et je ne le supporte pas. Mais tout est stressant, je perds mes affaires ou ils me le prennent, comme le jeans que Mélanie m’avait offert pour Noël, que je portais quand ils m’ont pris. L’unique chose que j’ai pu garder est la veste, cela a été une bénédiction, car les nuits sont gelées et je n’ai eu rien de plus pour me couvrir.
Avant, je profitais de chaque bain dans le fleuve. Comme je suis la seule femme du groupe, je dois y aller presque totalement vêtue : short, chemise, bottes. Avant j’aimais nager dans le fleuve mais maintenant je n’ai même plus le souffle pour. Je suis faible, je ressemble à un chat face à l’eau. Moi qui aimais tant l’eau, je ne me reconnais pas. (…) Mais depuis qu’ils ont séparé les groupes, je n’ai pas eu l’intérêt ni l’énergie de faire quoi que ce soit. Je fais un peu d’étirements car le stress me bloque le cou et cela me fait très mal. Avec les exercices d’étirement, le split et autres, je parviens à détendre un peu mon cou. (...)
Je fais en sorte de rester silencieuse, je parle le moins possible pour éviter les problèmes. La présence d’une femme au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans, est un problème (…).
Lors des inspections, ils nous privent de ce que nous chérissons le plus. Une lettre de toi qui m’était arrivée, m’a été prise après la dernière preuve de survie, en 2003. Les dessins d’Anastasia et Stanislas [neveux d’Ingrid], les photos de Mélanie et Lorenzo, le scapulaire de mon papa, un programme de gouvernement en 190 points, ils m’ont tout pris.
Chaque jour, il me reste moins de moi-même. Certains détails t’ont été racontés par Pinchao. Tout est dur. Il est important que je dédie ces lignes à ces êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce sont toi, mes enfants, Astrid et mes petits garçons, Fab [Fabrice Delloye], Tata Nancy et Juanqui [Juan Carlos, son mari].
Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (...). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures... c’est vivre et mourir à nouveau.
Pendant des années, je n’ai pas pu penser aux enfants et la douleur de la mort de mon papa accaparait toute la capacité de résistance. Je pleurais en pensant à eux, je me sentais asphyxiée, sans pouvoir respirer. En moi, je me disais : «Fab est là, il veille à tout, il ne faut pas y penser ni même penser».

Je suis presque devenue folle avec la mort de mon papa. Je n’ai jamais su comme cela s’est passé, qui était là, s’il m’a laissé un message, une lettre, une bénédiction. Mais ce qui a soulagé mon tourment, a été de pensé qu’il est parti confiant en Dieu et que là-bas, je le retrouvera pour le prendre dans mes bras. Je suis certaine de cela. Te sentir a été ma force. Je n’ai pas vu de messages jusqu’à ce qu’il me mette dans le groupe de [l’otage] Lucho, Luis Eladio Pérez, le 22 août 2003. Nous avons été de très bons amis, nous avons été séparés en août. Mais durant ce temps, il a été mon soutien, mon écuyer, mon frère (…).
J’ai en mémoire l’âge de chacun de mes enfants. A chaque anniversaire, je leur chante le «Happy Birthday». Je demande à ce qu’ils me laissent faire une gâteau. Mais depuis trois ans, à chaque fois que je le demande, la réponse est non. Ça m’est égal, s’ils amènent un biscuit ou une soupe quelconque de riz et de haricot, ce qui est habituel, je me figure que c’est un gâteau et je leur célèbre dans mon cœur, leur anniversaire.
(Suivent des messages personnels à ses proches)
Mamita, il y a tant de personnes que je veux remercier de se souvenir de nous, de ne pas nous avoir abandonné. Pendant longtemps, nous avons été comme les lépreux qui enlaidissaient le bal. Nous, les séquestrés, ne sommes pas une thème « politiquement correct », cela sonne mieux de dire qu’il faut être fort face à la guérilla même s’il faut sacrifier des vies humaines. Face à cela, le silence.
En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous ne serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à-dire, quand nous serons moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là, nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tant qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés.
Mamita, hélas, ils viennent demander les lettres. Je ne vais pas pouvoir écrire tout ce que je veux. A Piedad et à Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration. Nos vies sont là, dans leur cœur, que je sais grand et valeureux. [elle dédie alors un paragraphe de remerciements à Chavez, Alvaro Leyva, Lucho Garzon [ancien maire de Bogota] et Gustavo Petro, puis mentionne des journalistes].

Mon cœur appartient aussi à la France
(…). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenu et consolé.
Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager. (…) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts.
(...) Je sais que ce que nous vivons est plein d’inconnues, mais l’histoire a ses temps propres de maturation et le président Sarkozy est sur le Méridien de l’Histoire. Avec le président Chavez, le président Bush et la solidarité de tout le continent, nous pourrions assister à un miracle.
Durant plusieurs années, j’ai pensé que tant que j’étais vivante, tant que je continuerai à respirer, je dois continuer à héberger l’espoir. Je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de continuer à croire, mais je voudrais qu’ils ressentent que ce qu’ils ont faire pour nous, fait la différence. Nous nous sommes sentis des êtres humains (...).
Mamita, j’aurais plus de choses à dire. T’expliquer que cela fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Clara et de son bébé (…). Bon, Mamita, que Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais.»

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