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日志


7月30日

L'art de faire rêver les pauvres

 

Article de Mona Chollet, paru dans le  MONDE DIPLOMATIQUE d'avril 2008 qui explique à la France qui se lève tôt, les dessous de la "politique people".

"Show-business et politique en France

L’art de faire rêver les pauvres

Ayant compris que l’étalage de son train de vie luxueux produisait un effet désastreux sur l’opinion et instruit par le mauvais résultat des candidats se réclamant de lui lors des élections locales des 9 et 16 mars, M. Nicolas Sarkozy serait résolu à faire profil bas. Il aura cependant du mal à résoudre une contradiction majeure : alors que sa fonction lui impose de se soucier en priorité de l’intérêt général, il est fasciné par la réussite individuelle que célèbre le monde du spectacle.

Par Mona Chollet

En juin 2007, l’animateur de télévision Marc-Olivier Fogiel, recevant dans son émission T’empêches tout le monde de dormir, sur M6, l’entraîneur du XV de France Bernard Laporte, quelques jours avant qu’il soit nommé secrétaire d’Etat aux sports par Nicolas Sarkozy, l’amenait à évoquer sa sympathie pour le nouveau président, avant de glisser : « Le bouclier fiscal, ça doit vous arranger, aussi… » – « Oh !, pas autant que vous, Marco ! », se récriait Laporte, suscitant les rires et les applaudissements complices du public. Ou comment amener la plèbe à applaudir à la bonne blague de sa propre spoliation, en lui donnant le sentiment flatteur d’« en être ». Pour prévenir sa vindicte, il suffit de lui faire cet insigne honneur : la laisser assister à vos échanges de coups de coude, la laisser prendre part à votre jubilation de l’avoir si bien flouée.

Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des nantis pour revendiquer sans complexes le partage des richesses ; en même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité. Le génie de la droite a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocations et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui « se lève tôt » pour aller trimer… Son ressentiment est ainsi habilement dévié de sa cible légitime, et l’on voit s’enclencher un redoutable cercle vicieux : plus ses conditions de vie se dégradent, plus il vote pour des politiques qui les dégraderont encore  (1).

Chacun étant incité par le matraquage médiatique à se penser environné de flemmards, de parasites et de voyous qui veulent le saigner à blanc, au propre comme au figuré, il ne peut désormais cultiver que des espoirs strictement individuels. Il n’imagine pas changer les règles afin d’améliorer le sort commun, et, pour cela, s’allier avec d’autres, mais seulement tirer son épingle du jeu. « Chacun aura sa chance », clamait le président de la République au soir de son élection ; « chacun pour soi », en somme (« et Dieu pour tous », comme on s’en apercevra quelques mois plus tard à l’occasion de ses voyages officiels au Vatican et à Riyad). Il est secondé en cela par la culture de masse, qui brode d’infinies variations sur un thème auquel nos cerveaux ont développé une accoutumance pavlovienne : celui de la success story. Success story du gagnant du Loto. Success story de l’entrepreneur « parti de rien ». Success story des acteurs, des chanteurs, des sportifs ou des mannequins, à qui l’on fait raconter en long et en large comment ils ont été « découverts », comment ils ont persévéré sans se laisser décourager malgré les déconvenues de leurs débuts, comment ils vivent leur célébrité et leur soudaine aisance financière, etc.

Vous aussi, devenez président !

Toutes ces histoires, dont on bombarde une population harassée par la précarité et l’angoisse du lendemain, véhiculent un seul message : pourquoi vouloir changer l’ordre des choses ou se soucier d’égalité si, à n’importe quel moment, un coup de chance ou vos efforts acharnés, ou une combinaison des deux, peuvent vous propulser hors de ce marasme et vous faire rejoindre l’Olympe où festoie la jet-set  (2) ? Bienvenue dans la société-casino ! Omniprésent, le modèle de réussite tapageur promu par le show-business pousse le spectateur anonyme à poser sur les « ringards » et les « perdants » qui l’entourent un regard de mépris rageur, et à ne plus rêver que de leur fausser compagnie. Il attise ses complexes d’infériorité, son sentiment d’insuffisance et d’insatisfaction. Tuant dans l’œuf toute solidarité, il rend sans doute impossible, aujourd’hui, l’émergence d’une « fierté de classe » et d’un sentiment de la communauté, moteurs indispensables des revendications d’égalité.

M. Nicolas Sarkozy adhérant lui-même sans réserve aux valeurs véhiculées par l’industrie du divertissement, c’est tout naturellement qu’il les a importées dans l’univers politique. Si, dès son élection, lorsqu’il a préféré une croisière sur le yacht d’un homme d’affaires à la sobre retraite méditative que l’on attendait, son comportement a choqué, c’est en raison de son incapacité frappante à comprendre en quoi un président de la République n’est pas un « people » comme un autre, et en quoi sa fonction implique autre chose que l’étalage satisfait de ses succès personnels.

Durant son état de grâce, la « sarkomania » médiatique a alimenté cette confusion : pour la première fois, ce que l’élection d’un président signifiait pour ceux qui l’avaient porté au pouvoir tendait à s’effacer derrière ce qu’elle signifiait pour lui-même. Dans la presse, tout était mis en œuvre pour que le lecteur puisse s’imaginer à la place du nouveau chef de l’Etat, s’imaginer comment cela devait être d’« être lui ». Le Point publiait les bonnes feuilles d’un livre-portrait sous le titre : « Pour lui, la vie va commencer  (3) ». On ne nous laissait rien ignorer des résidences dont disposaient le Président et ses ministres – Yann Arthus-Bertrand les a même photographiées « du ciel » pour Paris Match  (4) –, de leurs préférences, des habitudes qu’ils y ont prises très vite, des travaux d’aménagement qu’ils y ont fait faire. « Je vais me retrouver avec un palais à Paris, un château à Rambouillet, un fort à Brégançon. C’est la vie », avait confié Nicolas Sarkozy à l’approche de la victoire  (5). On se demandait presque s’il avait été élu ou s’il avait gagné au Loto ; pour que cela y ressemble un peu plus, d’ailleurs, il devait s’accorder, à l’automne, une substantielle augmentation de salaire.

Il ne semble pas envisager – ou alors seulement à contrecœur – que le fait d’avoir été élu le place dans une autre position et lui donne d’autres devoirs vis-à-vis de ses concitoyens que, par exemple, sa nouvelle épouse, chanteuse à succès et ancien mannequin-vedette. Après le fameux « casse-toi, pauvre con » du Salon de l’agriculture, en février, M. Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, prenait sa défense à la télévision, en affirmant que n’importe qui, à sa place, aurait réagi de la même façon ; à quoi le journaliste qui l’interrogeait objectait : « Mais nous ne sommes pas présidents de la République ! » De manière significative, M. Bertrand remarquait alors : « Vous avez le droit d’aspirer tous à l’être (6) ! »

Vous n’êtes pas satisfait de votre sort ? Ne demandez pas au président de la République de l’améliorer : devenez vous-même président ! La responsabilité de ce dernier se bornerait ainsi à donner l’exemple, à incarner un modèle d’accomplissement que chacun, quelle que soit son origine sociale, serait libre d’imiter. Car le natif de Neuilly-sur-Seine est persuadé qu’il ne doit son ascension qu’à sa propre ténacité : « Quand j’étais jeune, je pensais tout est possible. Tout m’était contraire, mais je pensais tout est possible (7). » En affirmant que seul le « mérite » gouverne le destin des individus, la droite naturalise l’ordre social : les riches comme les pauvres étant intégralement responsables de leur condition, les élus peuvent en toute bonne conscience s’en laver les mains.

Rien d’étonnant si ce cap idéologique s’est rapidement avéré un peu difficile à tenir : il porte en lui la négation même de la politique, dont les noces avec le show-business sont celles de la carpe et du lapin. La remarque de M. Bertrand le démontre par l’absurde : malheureusement, il ne peut pas y avoir soixante-cinq millions de présidents de la République. Censée prendre en charge le bien commun, l’action politique ne peut se résumer à la promotion de la réussite individuelle, car celle-ci repose précisément sur la distinction : elle laisse le plus grand nombre sur le carreau.

Certes, le gouvernement, au prix d’impressionnantes contorsions dialectiques qui lui ont fait plus d’une fois frôler le claquage de muscle, n’a de cesse de présenter la défense de l’intérêt général comme son objectif officiel : la ministre de l’économie Christine Lagarde déclare par exemple que le refus du travail salarié traduirait la survivance de « préjugés aristocratiques », et que les régimes spéciaux de retraite, dus à la pénibilité de certains métiers, seraient des « privilèges » (8).

Participant à la contre-attaque communicationnelle après l’incident du Salon de l’agriculture, le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Christian Estrosi s’indignait, sur un plateau de télévision, qu’un citoyen ait osé mal parler au chef de l’Etat, alors que ce dernier est « un homme généreux, un homme ouvert, qui tend la main à tout le monde, qui essaie de répondre aux plus modestes ». Une émouvante philanthropie partagée, à en croire M. Estrosi, par tout l’entourage présidentiel, à commencer par lui-même : « Tous les soirs, je me demande, avant de me coucher, si je n’ai laissé personne sur le bord du côté (sic) (9). »

Ce qu’il est impossible d’éluder cependant, c’est que le sarkozysme implique forcément un bras d’honneur adressé au plus grand nombre. Le bras d’honneur est inscrit dans le principe même de la « consommation ostentatoire », nom savant de ce « bling-bling » devenu son emblème. Ce modèle de réussite n’est pas fait pour être extensible ; il n’est pas un modèle. Sa réalisation exige qu’il reste assez de gens, d’une part pour vous jalouser, d’autre part pour vous servir. Il suppose un public à épater, pour ne pas dire à humilier ; et, pour qu’il soit épaté, il faut qu’il soit moins riche. Tout le style de cette présidence, d’ailleurs, est empreint d’un rapport de défi et de défiance à l’égard de la populace, comme en témoigne la fâcheuse propension du chef de l’Etat à adopter à la première occasion, lors de ses déplacements, l’attitude d’un caïd de sous-préfecture (« Descends si t’es un homme », « Casse-toi », etc.).

Aux « Guignols de l’info », en novembre 2007, sous le titre « Il était une fois dans l’Ouest », sa marionnette lançait, au cours de son altercation avec des marins-pêcheurs bretons : « C’est pas en faisant grève que tu vas pouvoir te payer une Rolex, péquenaud, va (10) ! », établissant ainsi un lien direct entre cette posture – pudiquement qualifiée de « virile » par ses amis politiques – et le « bling-bling ». Pour Nicolas Sarkozy, comme pour le cow-boy texan qui lui tient lieu d’homologue américain, l’autre est toujours à dompter, à mater, à dominer. Son comportement contredit avec insistance ses discours lénifiants sur la « main tendue » et l’égalité des chances.

Ce que l’on appelle « politique people » est en fait le pari que l’électorat va oublier les conditions de vie de moins en moins décentes qui sont les siennes en s’abîmant dans la contemplation béate de la jet-set – classe politique comprise – grâce aux belles images et aux histoires édifiantes qu’on lui donne en pâture. A cet égard, le mariage de M. Sarkozy avec Carla Bruni, pièce de choix qui vient parachever la clinquante panoplie présidentielle, ressemble à une tentative désespérée d’alimenter la machine à rêves pour désamorcer une contestation qui commençait à poindre. Que la manœuvre ait plutôt mal fonctionné montre les limites de cette stratégie.

Elle n’a pas empêché la colère de monter face à la désinvolture que le président manifestait dans le même temps quant aux difficultés dans lesquelles se débattaient ses concitoyens (« Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides (11) ? »). Quand le contraste entre son train de vie et celui de la majorité de la population devient trop voyant, la comparaison, apparemment, revient vite le disputer à l’identification.

 

  • 1) Cf. Thomas Frank, Pourquoi les pauvres votent à droite, Agone, Marseille, 2008.
  • (2) Cf. le site d’Action-Critique-Médias (Acrimed) : « La “petite caissière” et son blog : un conte pour médias ? », par Nadine Floury, 7 mars 2008.
  • (3) Jean-Marc Parisis, « Pour lui, la vie va commencer », Le Point, Paris, 10 mai 2007.
  • (4) « Les châteaux de la République vus du ciel », Paris Match, 28 juin 2007.
  • (5) Cité dans Yasmina Reza, L’Aube, le soir ou la nuit, Flammarion, Paris, 2007.
  • (6) « Edition spéciale », Canal+, 27 février 2008.
  • (7) Cité dans Yasmina Reza, op. cit.
  • (8) Discours à l’Assemblée nationale, 10 juillet 2007.
  • (9) « La Matinale », Canal+, 28 février 2008.
  • (10) « Les Guignols de l’info », Canal+, 6 novembre 2007.
  • (11) Conférence de presse à l’Elysée, 8 janvier 2008."

                       RichesPauvre

7月28日

Discussion sur Viendez tous... si vous voulez !

 

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Viendez tous... si vous voulez !
Viendez tous... si vous voulez !
Organisé par : MickGrrrrrLion
Date et heure : mardi 29 juillet 2008 à 19:30
Lieu : Rue Tabaga... euh non ! Ici !
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7月27日

DES ECOLES PAS COMME LES AUTRES

 

C'est en lisant le billet  "vive les vacances, les cahiers au feu", de PapyPoutous qui se rebelle contre le fait que l'école formate les enfants pour qu'ils suivent un programme, que j'ai eu envie de vous parler des écoles qui pratiquent des enseignements alternatifs.

Des écoles qui proposent des pédagogies centrées sur la personne,  privilégiant la découverte par l'enfant. Des écoles qui sollicitent sa réaction, son intervention,  lui offrent des outils pour qu'il devienne lui-même, autonome et capable de créer sa vie.

En voici quelques unes :

  • ECOLES PUBLIQUES DECROLY. Ovide Decroly qui accusait déjà en 1909 : "L'école impose le silence et l'immobilité à des êtres qui doivent apprendre à agir et à s'exprimer ; après l'engoudissement physique, elle réalise la torpeur mentale."
  • ECOLES PUBLIQUES FREINET, selon la méthode de Célestin FREINET qui procédait d'une constatation simple : "Pourquoi nous exténuer à conduire mal, d'une manière artificielle, scolastique, les apprentissages qu'une démarche naturelle réalise sans heurt, pourvu qu'on la favorise " .
  • ECOLES PRIVEES MONTESSORI. Dans la pédagogie de  Maria MONTESSORI, l'éducation est considérée comme "aide à la vie".
  • ECOLES PRIVEES STEINER-WALDORF. Peu connues en France, elles proposent un système éducatif créé par Rudolf STEINER en 1919, fondé sur une vision holistique de l'homme.
  • ECOLES EXPERIMENTALES : Lycée autogéré de Paris, Lycée expérimental de St Nazaire, Collège expérimental de Hérouville.  (Une longue expérimentation...)

Des médecins, philosophes, enseignants, ont pensé des méthodes progressistes  pour que la scolarité prépare nos enfants à recevoir la vie. Ils ont créé des écoles qui appliquent leurs pédagogies et démontrent qu'il est possible d'accompagner les enfants vers l'autonomie pour leur permettre à l'âge adulte, d'être capables d'initiatives, de se déterminer librement et d'agir de façon féconde dans la société.

En France, 150 000 enfants, entrent en 6ème sans savoir bien lire et écrire et 150 000 jeunes quittent le système scolaire à partir de  16 ans sans diplôme.  Face à cet échec scolaire, nos gouvernenants nous proposent des  des réformes rétrogrades qui ôtent toute liberté pédagogique aux enseignants, prônent "la relation verticale d'autorité et de savoir". Qui peut vraiment croire que le retour en force du parcoeur et de l'écoute passive, qui ne demandent pas  aux enfants de comprendre mais d'apprendre par coeur et d'appliquer mécaniquement, aidera nos jeunes à savoir diriger leur vie ?

Pourquoi ne pas s'inspirer des méthodes pédagogiques novatrices pour donner aux enfants les moyens de cultiver leurs dons particuliers et de s'émanciper ?

Pour en savoir davantage :

- les extraits de la revue trimestrielle d'éducation comparée de l'UNESCO, PERSPECTIVES concernant  :

- le livre de Sophie CHAVENAS, "Guide des écoles pas comme les autres "

- le guide annuaire des écoles différentes, l'édition 2008 propose : "Changeons l'école, nous sommes tous ministres de l'éducation".

- si le pouvoir de votre souris vous démange  :  l'appel "en faveur des établissements scolaires innovants et coopératifs" et "à manifester le refus d'une monoculture économique, sociale et culturelle".

                      COUVNOU

- PatLaRebelle-

7月24日

SOUTIEN AU CANTOYOURTE

Communiqué des Objecteurs de Croissance Gard-Lozere

"Devant l’imminence du krach écologique et l’improbable instauration d’urgence par les Etats d’une gouvernance mondiale travaillant au destin collectif, quelques précurseurs de la société post industrielle inaugurent discrètement, dans nos campagnes, un style de vie sobre et cohérent, autonome et responsable : par nécessité ou par choix, de plus en plus de personnes s’installent à demeure dans des habitats alternatifs, légers ou mobiles.

Loin de la récupération cantoyourte-aed7emarchande d’un ethnicotourisme de la cabane, ce mouvement basé sur la décroissance consumériste et la solidarité planétaire exprime l’intelligence compensatoire et réparatrice d’un peuple modeste qui a compris qu’il n’avait plus rien à attendre des politiques clientélistes. Réponse auto-immune, régulatrice, à la démesure et à la démence économique, cet exode en légèreté démontre les capacités d’auto-organisation, d’ingéniosité, de rebondissement, de prise en charge de sa propre vie, loin des normes de l’opulence obligatoire, par des personnes considérées jusque là comme inutiles, subversives, improductives ou en échec social.

C’est ainsi que la yourte, née du désert des nomades, devient le symbole de l’émancipation radicale vers une alter-société, en contre-pied absolu à l’aberration outrancière du système productiviste.

En Cévennes, la DDE s’attaque aux yourtes, qui ont l’impertinence d’offrir un habitat familial à moindre coût, mais surtout d’échapper au permis de construire. Elle intente abusivement des procès en correctionnelle contre paysans et auto-constructeurs. Déboutée, la DDE fait alors pression sur les propriétaires pour provoquer des expulsions.

Ce harcèlement contraint à des installations sur des friches reculées, et à des viabilisations autonomes : récupération d’eau de pluie, toilettes sèches, phytoépuration, bioclimatisme et énergies renouvelables, qui complémentent naturellement une économie de subsistance fondée sur l’entraide, le défrichage, le jardinage, la botanique médicinale, la cueillette, la récupération et l’artisanat, le seul luxe étant l’ordinateur, indispensable lien entre le local et le global, et entre réseaux d’affiliation. Cette autonomie elle-même est attaquée sous des prétextes fallacieux d’insalubrité ou d’atteinte aux paysages !

Ainsi cet art de vivre simplement, décemment, sans massacrer son voisin, la nature et la planète, cette citoyenneté de sagesse et de contentement, en pleine expérimentation à l’abri du terrorisme médiatique, ne peut s’abstenir d’organiser sa défense contre les attaques des prédateurs."

Le 25 juillet 2008, Sylvie BARBE, qui vit dans sa Yourte au Cantoyourte, à Béssèges, en Cévennes minières, est convoquée au Tribunal d’Alès ! …

Ce procès est important pour tous ceux qui aujourd’hui, en s’inquiètant de l’avenir de leurs enfants, réfléchissent à de nouvelles solutions ; tous ceux qui, de plus en plus nombreux, apportent des réponses concrètes et responsables à la crise économique, sociale et écologique. Réagissons !

Pour en savoir plus :

- PatLaRebelle -

 
 
 
 

7月22日

BLOGUEURS SOUS SURVEILLANCE, LIBRE EXPRESSION EN DANGER

 

En juin 2008, suite au rapport d'une élue estonnienne, Marianne MIKKO, le Parlement européen déclarait la blogosphère  dangereuse. L'Assemblée de Strasbourg envisage donc d'encadrer plus strictement cet espace de libre expression.

Un encadrement qui se ferait via " un indice de qualité" dont les critères flous laissent à penser qu'une fois de plus, d'autres décideront à notre place ce qu'il faut que nous lisions ou que nous écrivions.

C'est certain que face à la logomachie ambiante de certains médias et gouvernants, qui veulent mettre tous les citoyen-ne-s du monde qui ne font pas partie de leur caste d'oligarques en concurrence, pour élargir leurs privilèges, nos blogs sont un danger. Nous y exprimons des idées qui sortent du champ de la pensée unique, nous y utilisons notre libre-arbitre, nous diffusons, relayons des informations alternatives. Et pire, nous y créons des relais, des passerelles de solidarité indépendantes, incontrôlables et puissantes. Bref, nous sommes capables de faire converger nos forces jusqu'à l'autre bout du monde en quelques clics et très peu de temps. Une force dont nous n'avons pas encore toutes et tous conscience, mais qui inquiète la synarchie ploutocrate...

Un rapport émanant des Etats-Unis, indique que depuis 2003, en Chine, Egypte, Iran, des blogueurs britanniques, français, canadiens et américains sont arrêtés parce qu'ils critiquent les gouvernements ou dévoilent des violations des droits de la personne.

Actuellement, Amnesty International, mène campagne pour dénoncer le nombre croissant de mesures répressives prises pour restreindre l'utilisation d'Internet. Cette organisation alerte sur le fait que des gens sont persécutés ou emprisonnés, juste pour avoir critiquer leur gouvernement, dénoncé des atteintes aux droits humains ou appelé à la démocratie sur la Toile.

La liberté d'expression est un des droits humains les plus précieux. Blogueur, blogueuses, ami-e-s, poètes,  humanistes, défenseurs de la Planète, des droits de l'Homme, doux rêveurs, oufs à donf de la VIE, ReBelles de tous bords, défendons notre droit d'échanger nos idées en vers, en prose, en musique, en images, avec humour ou en grognant, et de partager nos émotions en toute liberté.

L'Espace ReBelle vous demande de rester vigilants sur ce sujet. L'idéal étant que nous installions un genre de veille, les premiers informés alertent sur leur blog pour prévenir les autres qui relaient à leur tour, afin de toucher un maximum de blogonautes. Qu'en pensez-vous ?

Pour en savoir davantage :

  • les mots couleur fuchsia dans le texte sont des liens vers des articles,
  • MOUVEMENTS.BE, portail d'infos avec une page dédiée intitulée " surveillance et vie privée"
  • Et comme le pouvoir de votre souris vous démange, l'Espace ReBelle vous encourage à signer l'engagement de soutien de la liberté d'expression, des irrépressibles blogueurs d'Amnesty International.

-PatLaRebelle-    

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7月21日

APPRENDRE A MIEUX VIVRE ENSEMBLE

 

  le_meilleur1Quand les questions de sécurité et de surveillance prennent le pas sur les missions éducatives, ou les dessous du projet A.M.V.E. (Apprendre à Mieux Vivre Ensemble), mis en place dans 22 écoles de la périphérie de Clermont-Ferrand depuis 2003.

Gare à l'enfant dont le comportement dès la maternelle, ne répond pas aux normes standard établies par l'idéologie scientiste....

Pour tout savoir : INSTANTANES N° 269  sur le site InterCoPsychos (association selon la loi 1901 qui rassemble et coordonne des collectifs de psycologues qui se sont constitués depuis décembre 2003 dans le mouvement contre l'amendement Accoyer et le plan Clery-Melin).

 L'Espace Rebelle  relaye et diffuse La pétition "Alerte Rouge" au travers de laquelle les psys nous alertent sur un décret visant l'instauration d'une "psychothérapie d'Etat". Refusons le dressage de comportement par camisole chimique systématisée.

Pour en savoir davantage :

     

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7月20日

LE-s- DICTATEUR-s- DES TEMPS MODERNES

  COUP DE CHAPEAU A UN REBELLE : CHARLES CHAPLIN

En cette période de marsame économico-politique et de régression sociale, pourquoi ne pas se délecter de quelques films cultes d'un humoriste, humaniste et ReBelle : Charles CHAPLIN ?

En 1931, Charlie Chaplin déclarait à un journaliste : "«Les techniques pour réduire le travail et les autres techniques modernes n'ont pas été inventées pour le profit mais pour aider l'humanité dans sa recherche du bonheur

En 1936, à une époque où la cinématographie cherche à faire oublier misère et chômage, il réalise une oeuvre très engagée dans laquelle il met en images sa peur de l'asservissement de l'homme par l'automatisation, et la déshumanisation du travail : "Les Temps modernes".

Sans un mot à l'écran, il donne voix aux exclus d'une société  en proie aux excès du capitalisme.

Dans la première scène, le parallèle est fait entre un troupeau de moutons en marche vers l'abattoir et un groupe d'ouvriers se rendant à l'usine. Avez-vous remarqué qu'un mouton noir s'est glissé dans le troupeau ?

 
 

Quant à son cri pour la paix et la liberté et son message de fraternité dans la scène finale de "Le dictateur" il n'ont rien perdu de leur pertinence au fil des années.

Jugez-en par vous même et laissez-vous entraîner par cet  appel à la conscience universelle qui résonne comme une gifle magistrale assénée à la dictature.

Souvenons-nous qu'en période de crise, usurpateurs et tyrans/démagogues, instrumentalisent les antagonismes sociaux. Ainsi, le peuple endormi par des déclarations d'intention et rassuré par des mesures sécuritaires, se laisse progressivement et sans réagir, priver de ses libertés. L'histoire nous démontre qu'il est urgent de se réveiller.

 
 

- Patricia DIEGHI - (Mouton noir)

7月18日

NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT

 

Un film documentaire pour décupler l'envie de changer le monde.

Pour en savoir davantage :  le site officiel.

En attendant sa sortié prévue en novembre 2008, voici une vidéo de l'interview du réalisateur Jean-Paul JAUD, réalisée par Féminin BIO.

 

   
Jean_paul_jaud
envoyé par femininbio-com
7月14日

EDVIGE, NE VOUS EN FICHEZ PAS !

 

Profitant comme à son habitude de la torpeur estivale, le gouvernement nous a concocté un "plan Orwell",  en publiant le 1er juillet 2008 au Journal officiel, le décret n° 2008-632 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel, dénommé "EDVIGE" (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale).

Edvige accompagne la fusion des RG et de la DST d'une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens. Il fiche, non pas les auteurs d'infractions, mais des « individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public » et ce dès l'âge de 13 ans !

L'enregistrement des données à caractère personnel permettra de répertorier les informations relatives aux fréquentations, aux comportements, aux déplacements, à l'appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au véhicule, etc... Pas de limite dans le contenu ni dans le temps.

Un cadre si flou que vous, moi, nos enfants, à terme, si nous laissons faire, deviendrons toutes et tous des délinquants potentiels fichés dans EDVIGE.

L'Espace Rebelle vous encourage à vous mobiliser POUR le respect des  libertés publiques, de la vie privée et des droits de l'enfant. Utilisez le pouvoir de votre souris pour signer la pétition en ligne : pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE.

Pour en savoir plus :

- Patricia DIEGHI -

 

  

7月4日

L'ENERGIE PROPRE VENANT DES DESERTS

 

Deux études satellites ont été financées par le Ministère Fédéral Allemand de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sureté Nucléaire . Réalisées par le Centre Aéronautique et Spatial Allemand, elles démontrent qu'en utilisant moins de 1% de la surface totale des déserts de la région MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord), la production des centrales thermiques solaires peut suffire à répondre à l'augmentation de la demande mondiale en électricité.

LE PROJET DESERTEC :

Le concept :

Un concept développé par TREC (Trans Mediterranean Renewable Energy Cooperation, à traduire par Coopération Tansméditerranéenne pour les Energies Renouvelables) qui repose sur le couplage de 3 technologies :

  • L'électricité thermosolaire,
  • le stockage de la chaleur pour une production électrique continue jour et nuit,
  • le transfert d'électricité par câbles HVDC (High Voltage Direct Current à traduire par Courant Continu Haute Tension), qui limite les pertes à  3% pour 1000km et permet d'avoir un réseau très stable.

Les perspectives :

1 - Préservation de l'environnement et du climat : 

  • Des centrales thermosolaires sur 1% du Sahara permettraient de répondre à la totalité de la consommation électrique mondiale.
  • L'occupation par ces centrales de zones désertiques n'entrerait pas en compétition avec les espaces à biodiversité élevée ou à vocation agro-alimentaire.
  • L'énergie venant des déserts, utilisée en complément d'autres sources d'énergies renouvelable, permettrait  d'accélérer le processus de réduction des émissions de CO2.

2 - Développement économique et social :

  • La mise en place de nouvelles filières industrielles dans les pays de la "ceinture technologique" (production des éléments constitutifs des centrales thermosolaires : miroirs, récepteurs, turbines, câbles etc).
  • La construction et la maintenance des centrales solaires, la formation de personnels spécialisés (ingénieurs, techniciens) dans les pays de la "ceinture solaire"

3 - Sécurité énergétique et hydrique :

  • Les centrales thermosolaires, couplées à une unité de désalinisation de l'eau de mer offrent la possibilité de produire de grandes quantité d'eau douce dans les régions où elle est une ressource précieuse.
  • La raréfaction des ressources fossiles entraîne une flambée du baril de pétrole, le manque d'eau potable est source de désastres humanitaires. Ce projet pourrait contribuer à une paix mondiale durable.

Les technologies nécessaires pour réaliser le concept- DESERTEC existent déjà.  Depuis 1985, elles sont utilisées à Kramer Junction en Californie,  où des centrales thermosolaires fonctionnent commercialement.  De nouvelles centrales d'une capacité de plus de 2000MW sont en projet.

Le projet DESERTEC, présenté le 28 novembre 2007 au Parlement européen, sera certainement abordé par l'Allemagne qui en a financé les études de faisabililité, lors du premier sommet de l'Union pour la Méditérranée du 13 juillet 2008.

manif_climat Quelques mesures gouvernementales appuyant ce projet, permettraient de créer un réseau d'apprivisionnement propre et massif en électricité ainsi qu' en eau, mais aussi  de développer une dynamique de relations internationales favorable à la survie des populations, à la protection de la planète et à la paix. L'heure des constats sur l'état de notre Terre est passée, il est temps d'agir.

Pour en savoir davantage :

- Patricia DIEGHI -

7月1日

FESTIVAL DU VENT 2008

 

Du 29 octobre au 02 novembre 2008, un vent  d'écologie soufflera sur Calvi (Corse).

Spectacles de rue, concerts,  activités aériennes et nautiques, village du mieux-vivre, projections de films, rencontres, débats... 15 000 m2 dédiés à l'exploration écologique, au partage, et à la fête.

5 jours durant lesquels 600 équipiers du vent et plus de 40 000 festivaliers célébreront le "mieux vivre ensemble" à l'appel des "Amis du Vent".

Cette 17ème édition du Festival du Vent est parrainée par Isabelle Autissier et Yann Arthus Bertrand.

Pour en savoir plus :

l'Association LES AMIS DU VENT 

télécharger le programme du FESTIVENTU 2008  

- petit guide de l'Eco-Festivalier

                       preprog2008

- PatLaRebelle -