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PatLaRebelle

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Un Espace ReBelle pour démontrer l'importance de démultiplier la capacité à s'indigner, à contester, à interpeller, à proposer des alternatives pour faire naître un monde plus humain.

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Espace Rebelle

Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde soit figé !
August 20

CONSOMMER MOINS POUR VIVRE BIEN

 

La campagne de communication gouvernementale sur le pouvoir d'achat, orchestrée par le "fils de pub" Thierry Saussez se poursuit. En plein mois d'août, le premier ministre réunit les ministres de la sphère économique au chevet de la croissance pour nous resservir l'habituel discours sur les réformes et nous annoncer que la conjoncture sera difficile pendant quelques mois. Marketing politique lénifiant visant faire accepter aux français tout ce que beaucoup supportent de moins en moins. Notamment la chute vertigineuse du fameux pouvoir d'achat et l'aggravation des inégalités.

Après avoir fait quelques heures supplémentaires pour  cerveaus'offrir un peu plus de ce monde standardisé que nous font imaginer les publicitaires, on rentre chez soi épuisé. Pas envie de se "prendre la tête", alors on s'installe devant son téléviseur pour se détendre un peu. Le journal, les pubs, les sports.... c'est ainsi que nous nous laissons endoctriner.

Propagande, "fabrique du consentement", dont Noam Chomsky nous explique les rouages dans ses livres et dans les vidéos documentaires à consulter ici ou . ("La propagande est à la démocratie ce que la violence est à un Etat totalitaire")

Comment manipuler l'opinion publique en démocratie ? C'est l'objet d'un livre écrit en 1928 par Edward Bernays, reconnu comme l'un des principaux créateurs de l'industrie des relations publiques. PROPAGANDA dont la première traduction française, parue en 2007 vous est proposée gratuitement en ligne dans la collection Zones des editions La Découverte.

Nos rêves aussi sont sous influence, comme le dénonce Frédéric Beigbeder dans son roman "99 francs". Avec un humour décapant, il nous raconte les dessous des grandes agences de publicité parisiennes. Depuis 2002, le titre a changé en "14,99€". («L’euro a été inventé pour rendre le salaire des riches six fois moins indécent.»)

Son adaptation cinématographique par le réalisateur Jean Kounen, lui offre une mise en scène audacieuse, en totale adéquation avec le sujet : l'endormissement des consciences, la médiocrité érigée au rang de référence culturelle, les méfaits de l'abus de consommation sur notre société.("Dans ma profession, personne ne souhaite le bonheur des gens car les gens heureux ne consomment pas") 

Le générique de fin du film, nous révèle que chaque année, le budget mondial dépensé en publicité s'élève à 500 milliards de dollars. Une étude de l'ONU estime que pour réduire de moitié la faim dans le monde, 10% de cette somme suffirait.

Si nous voulons que cela change, peut-être faut-il commencer par nous soustraire au diktat des médias et réfléchir à la décroissance de l'inutile ?

- Patricia DIEGHI -

                      dieu

                   

August 13

Le bal des "maîtres du monde"

 

Une dizaine d'année après, le discours de tous ces richissimes commerçants lors du millésime 1997 de Davos, est utilisé sous forme de matraquage intellectuel par nos gouvernants et médias.

Dans la vidéo, le Président de Pologne répond au directeur d'une multinationale américaine, sous le regard intrusif du patron de la banque mondiale : "Après avoir privatisé 100% de l'économie, que voulez-vous privatiser de plus ? Le gouvernement ?" Voilà, l'humour de ces commerçants qui s'autoproclament "maîtres du monde", alors qu'ils s'enrichissent sur notre travail.

 
  

Mais les vrais  maîtres du monde c'est nous toutes et tous, aussi est-il urgent que nous étudions avec plus d'attention  les alertes de celles et ceux qui dénoncent un "Nouvel Ordre Mondial", envisagé par la Synarchie et ses héritiers : Trilatérale, Bilderberg, CFR ...

Que ce soit :

  • Annie Lacroix-Riz dans son livre "Le choix de la défaite", qui explique comment de 1918 à 1939, les élites françaises ont fait le choix de la défaite. L'historienne nous apporte les preuves irréfutables, d'une trahison planifiée, dont l'ampleur demeure, aujourd'hui encore, insoupçonnée ;

   
Le choix de la défaite.
envoyé par worldhistoria

-  qui prennent le temps de créer des vidéos ;

 
  

- envisagent de réunir des artistes rap et reggae pour enregistrer un CD qui sera distribué gratuitement afin d'inciter à la prise de conscience et à la lutte ;

- créent des clips "too hot for Tv" ;

- ou des films documentaires en libre diffusion : "Zeitgest Movie" ; découpé en 6 vidéos sous-titrées ici.

Certains auteurs empruntent des raccourcis et présentent une vision absolutiste de notre système de société. Mais font apparaître clairement qu'une internationale  capitaliste discute de l'avenir de la société à notre insu.

Les thèmes d'intérêt général qui impactent nos conditions de vie, sont décidés à huis clos par une poignée d'affairistes dont les intérêts sont éminemment particuliers.

Comme l'écrivait  Marc Dugois : "Les séides qui nous gouvernent sont les marionnettes consentantes de l'administration qui survalorise l'espace en oubliant le temps, ou des media qui survalorisent le temps en négligeant l'espace.
Regarder au-delà de demain devient un crime de lèse sommeil
."

Des documents qui nous interpellent pour nous réveiller, car comment envisager que d'autres solutions soient possibles, si nous acceptons les dogmes que l'on nous impose ? Posons nous les bonnes questions. Tout dépend de nous. Notre nombre est suffisant pour décider d'agir afin de replacer la vie au centre de l'économie.

- PatLaRebelle-

August 11

Sauver la vie d'une femme enceinte au Népal

Diffusion d'un message émanant de Médecins du Monde

MEDECINS DU MONDE - Mission Népal

Savez-vous que ce kit peut sauver
la vie d’une femme enceinte ?

Kit d'accouchement - Mission M�decins du Monde au N�pal

Au Népal 90 % des femmes accouchent à domicile, souvent dans des conditions d’hygiène désastreuses, et nombreuses sont celles qui meurent des suites de leur accouchement. C’est pourquoi, nous distribuons ces kits dans notre nouvelle mission de Sindupalchowk, pour réduire les risques d’infections.

JE SOUHAITE  EN SAVOIR PLUS  

JE FAIS UN DON                     

Sur place nos équipes travaillent à :
• former les sages-femmes
• rééquiper les centres de santé
• sensibiliser les femmes au suivi de
grossesse et les inciter à accoucher
avec l’aide d’une sage-femme.

Nous soignons ceux que le monde oublie peu à peu

August 07

Le gouvernement devrait se taire quand "Insee" pas

 

L'argumentation contre les 35 heures s'effondre.

Alors que gouvernement et patronat s'acharnent depuis 3 ans sur les 35 heures, l'enquête publiée le 6 août 2008 par l'Insee démontre que la durée moyenne du travail en France est de 41 heures par semaine pour un temps plein.

Une "photographie du marché du travail en 2007", qui apporte un autre éclairage sur l'image du salariat français qui ne travaille pas assez...

Pour en savoir davantage sur les mensonges politico médiatiques qui polluent le débat public sur le travail en France :

  
Les Français travaillent 41 heures par semaines
envoyé par Rive-gauche
August 01

LA REVOLTE DES PRONETAIRES

Comme l'écrivait Orwell, en des temps de supercherie, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

C'est ce qui avait motivé l'Espace Rebelle à attirer votre attention sur l'excellent article du Monde Diplomatique, "L'art de faire rêver les pauvres", qui dénonce avec le courage que nous souhaiterions trouver dans plus de quotidiens,  la politique "bling-bling", ses conséquences et les objectifs de ceux qui la pratiquent.

Mais une fois que nous avons pris conscience de certaines réalités et qu'elles ne nous conviennent pas, nous voulons agir sur notre mode de vie.

Et, nous en avons le pouvoir, comme le démontre un livre écrit par Joël de Rosnay, avec la collaboration de Carlo Revelli : "La Révolte du pronétariat" qui consacre une part importante au journalisme citoyen.

Cet ouvrage a été mis en ligne dans son intégralité, 6 mois après sa parution sous licence "Créative Commons", avec l'autorisation de l'éditeur Fayard. Fait assez rare de la part d'une grande maison d'édition.

Il démontre "l'importance de l'influence croissante des blogs, des journaux citoyens participatifs et de toutes les initiatives de création collaborative de diffusion en réseau des informations" et comment, nos blogs ou sites inter actifs, entament le pouvoir des "infocapitalistes".

Si nous rêvons, c'est à un monde plus juste.  Strass, paillettes et Rolex n'étant pas notre credo, conscients de notre responsabilité et du pouvoir de notre souris, PRONETAIRES DE TOUS PAYS, UNISSONS-NOUS. Notre nombre est une force qui nous permet de faire bouger l'ordre établi par ceux qui veulent nous asservir pour conserver leurs privilèges.

  • Pour télécharger la version PDF, mise en ligne gratuitement de LA REVOLTE DES PRONETAIRES, c'est ICI ou LA pour d'autres formats.
  • Pour en savoir davantage : l'article de Joel de Rosnay et Carlo Revelli sur leur blog AGORAVOX

     
     

- PatLaRebelle -

July 30

L'art de faire rêver les pauvres

 

Article de Mona Chollet, paru dans le  MONDE DIPLOMATIQUE d'avril 2008 qui explique à la France qui se lève tôt, les dessous de la "politique people".

"Show-business et politique en France

L’art de faire rêver les pauvres

Ayant compris que l’étalage de son train de vie luxueux produisait un effet désastreux sur l’opinion et instruit par le mauvais résultat des candidats se réclamant de lui lors des élections locales des 9 et 16 mars, M. Nicolas Sarkozy serait résolu à faire profil bas. Il aura cependant du mal à résoudre une contradiction majeure : alors que sa fonction lui impose de se soucier en priorité de l’intérêt général, il est fasciné par la réussite individuelle que célèbre le monde du spectacle.

Par Mona Chollet

En juin 2007, l’animateur de télévision Marc-Olivier Fogiel, recevant dans son émission T’empêches tout le monde de dormir, sur M6, l’entraîneur du XV de France Bernard Laporte, quelques jours avant qu’il soit nommé secrétaire d’Etat aux sports par Nicolas Sarkozy, l’amenait à évoquer sa sympathie pour le nouveau président, avant de glisser : « Le bouclier fiscal, ça doit vous arranger, aussi… » – « Oh !, pas autant que vous, Marco ! », se récriait Laporte, suscitant les rires et les applaudissements complices du public. Ou comment amener la plèbe à applaudir à la bonne blague de sa propre spoliation, en lui donnant le sentiment flatteur d’« en être ». Pour prévenir sa vindicte, il suffit de lui faire cet insigne honneur : la laisser assister à vos échanges de coups de coude, la laisser prendre part à votre jubilation de l’avoir si bien flouée.

Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des nantis pour revendiquer sans complexes le partage des richesses ; en même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité. Le génie de la droite a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocations et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui « se lève tôt » pour aller trimer… Son ressentiment est ainsi habilement dévié de sa cible légitime, et l’on voit s’enclencher un redoutable cercle vicieux : plus ses conditions de vie se dégradent, plus il vote pour des politiques qui les dégraderont encore  (1).

Chacun étant incité par le matraquage médiatique à se penser environné de flemmards, de parasites et de voyous qui veulent le saigner à blanc, au propre comme au figuré, il ne peut désormais cultiver que des espoirs strictement individuels. Il n’imagine pas changer les règles afin d’améliorer le sort commun, et, pour cela, s’allier avec d’autres, mais seulement tirer son épingle du jeu. « Chacun aura sa chance », clamait le président de la République au soir de son élection ; « chacun pour soi », en somme (« et Dieu pour tous », comme on s’en apercevra quelques mois plus tard à l’occasion de ses voyages officiels au Vatican et à Riyad). Il est secondé en cela par la culture de masse, qui brode d’infinies variations sur un thème auquel nos cerveaux ont développé une accoutumance pavlovienne : celui de la success story. Success story du gagnant du Loto. Success story de l’entrepreneur « parti de rien ». Success story des acteurs, des chanteurs, des sportifs ou des mannequins, à qui l’on fait raconter en long et en large comment ils ont été « découverts », comment ils ont persévéré sans se laisser décourager malgré les déconvenues de leurs débuts, comment ils vivent leur célébrité et leur soudaine aisance financière, etc.

Vous aussi, devenez président !

Toutes ces histoires, dont on bombarde une population harassée par la précarité et l’angoisse du lendemain, véhiculent un seul message : pourquoi vouloir changer l’ordre des choses ou se soucier d’égalité si, à n’importe quel moment, un coup de chance ou vos efforts acharnés, ou une combinaison des deux, peuvent vous propulser hors de ce marasme et vous faire rejoindre l’Olympe où festoie la jet-set  (2) ? Bienvenue dans la société-casino ! Omniprésent, le modèle de réussite tapageur promu par le show-business pousse le spectateur anonyme à poser sur les « ringards » et les « perdants » qui l’entourent un regard de mépris rageur, et à ne plus rêver que de leur fausser compagnie. Il attise ses complexes d’infériorité, son sentiment d’insuffisance et d’insatisfaction. Tuant dans l’œuf toute solidarité, il rend sans doute impossible, aujourd’hui, l’émergence d’une « fierté de classe » et d’un sentiment de la communauté, moteurs indispensables des revendications d’égalité.

M. Nicolas Sarkozy adhérant lui-même sans réserve aux valeurs véhiculées par l’industrie du divertissement, c’est tout naturellement qu’il les a importées dans l’univers politique. Si, dès son élection, lorsqu’il a préféré une croisière sur le yacht d’un homme d’affaires à la sobre retraite méditative que l’on attendait, son comportement a choqué, c’est en raison de son incapacité frappante à comprendre en quoi un président de la République n’est pas un « people » comme un autre, et en quoi sa fonction implique autre chose que l’étalage satisfait de ses succès personnels.

Durant son état de grâce, la « sarkomania » médiatique a alimenté cette confusion : pour la première fois, ce que l’élection d’un président signifiait pour ceux qui l’avaient porté au pouvoir tendait à s’effacer derrière ce qu’elle signifiait pour lui-même. Dans la presse, tout était mis en œuvre pour que le lecteur puisse s’imaginer à la place du nouveau chef de l’Etat, s’imaginer comment cela devait être d’« être lui ». Le Point publiait les bonnes feuilles d’un livre-portrait sous le titre : « Pour lui, la vie va commencer  (3) ». On ne nous laissait rien ignorer des résidences dont disposaient le Président et ses ministres – Yann Arthus-Bertrand les a même photographiées « du ciel » pour Paris Match  (4) –, de leurs préférences, des habitudes qu’ils y ont prises très vite, des travaux d’aménagement qu’ils y ont fait faire. « Je vais me retrouver avec un palais à Paris, un château à Rambouillet, un fort à Brégançon. C’est la vie », avait confié Nicolas Sarkozy à l’approche de la victoire  (5). On se demandait presque s’il avait été élu ou s’il avait gagné au Loto ; pour que cela y ressemble un peu plus, d’ailleurs, il devait s’accorder, à l’automne, une substantielle augmentation de salaire.

Il ne semble pas envisager – ou alors seulement à contrecœur – que le fait d’avoir été élu le place dans une autre position et lui donne d’autres devoirs vis-à-vis de ses concitoyens que, par exemple, sa nouvelle épouse, chanteuse à succès et ancien mannequin-vedette. Après le fameux « casse-toi, pauvre con » du Salon de l’agriculture, en février, M. Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, prenait sa défense à la télévision, en affirmant que n’importe qui, à sa place, aurait réagi de la même façon ; à quoi le journaliste qui l’interrogeait objectait : « Mais nous ne sommes pas présidents de la République ! » De manière significative, M. Bertrand remarquait alors : « Vous avez le droit d’aspirer tous à l’être (6) ! »

Vous n’êtes pas satisfait de votre sort ? Ne demandez pas au président de la République de l’améliorer : devenez vous-même président ! La responsabilité de ce dernier se bornerait ainsi à donner l’exemple, à incarner un modèle d’accomplissement que chacun, quelle que soit son origine sociale, serait libre d’imiter. Car le natif de Neuilly-sur-Seine est persuadé qu’il ne doit son ascension qu’à sa propre ténacité : « Quand j’étais jeune, je pensais tout est possible. Tout m’était contraire, mais je pensais tout est possible (7). » En affirmant que seul le « mérite » gouverne le destin des individus, la droite naturalise l’ordre social : les riches comme les pauvres étant intégralement responsables de leur condition, les élus peuvent en toute bonne conscience s’en laver les mains.

Rien d’étonnant si ce cap idéologique s’est rapidement avéré un peu difficile à tenir : il porte en lui la négation même de la politique, dont les noces avec le show-business sont celles de la carpe et du lapin. La remarque de M. Bertrand le démontre par l’absurde : malheureusement, il ne peut pas y avoir soixante-cinq millions de présidents de la République. Censée prendre en charge le bien commun, l’action politique ne peut se résumer à la promotion de la réussite individuelle, car celle-ci repose précisément sur la distinction : elle laisse le plus grand nombre sur le carreau.

Certes, le gouvernement, au prix d’impressionnantes contorsions dialectiques qui lui ont fait plus d’une fois frôler le claquage de muscle, n’a de cesse de présenter la défense de l’intérêt général comme son objectif officiel : la ministre de l’économie Christine Lagarde déclare par exemple que le refus du travail salarié traduirait la survivance de « préjugés aristocratiques », et que les régimes spéciaux de retraite, dus à la pénibilité de certains métiers, seraient des « privilèges » (8).

Participant à la contre-attaque communicationnelle après l’incident du Salon de l’agriculture, le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Christian Estrosi s’indignait, sur un plateau de télévision, qu’un citoyen ait osé mal parler au chef de l’Etat, alors que ce dernier est « un homme généreux, un homme ouvert, qui tend la main à tout le monde, qui essaie de répondre aux plus modestes ». Une émouvante philanthropie partagée, à en croire M. Estrosi, par tout l’entourage présidentiel, à commencer par lui-même : « Tous les soirs, je me demande, avant de me coucher, si je n’ai laissé personne sur le bord du côté (sic) (9). »

Ce qu’il est impossible d’éluder cependant, c’est que le sarkozysme implique forcément un bras d’honneur adressé au plus grand nombre. Le bras d’honneur est inscrit dans le principe même de la « consommation ostentatoire », nom savant de ce « bling-bling » devenu son emblème. Ce modèle de réussite n’est pas fait pour être extensible ; il n’est pas un modèle. Sa réalisation exige qu’il reste assez de gens, d’une part pour vous jalouser, d’autre part pour vous servir. Il suppose un public à épater, pour ne pas dire à humilier ; et, pour qu’il soit épaté, il faut qu’il soit moins riche. Tout le style de cette présidence, d’ailleurs, est empreint d’un rapport de défi et de défiance à l’égard de la populace, comme en témoigne la fâcheuse propension du chef de l’Etat à adopter à la première occasion, lors de ses déplacements, l’attitude d’un caïd de sous-préfecture (« Descends si t’es un homme », « Casse-toi », etc.).

Aux « Guignols de l’info », en novembre 2007, sous le titre « Il était une fois dans l’Ouest », sa marionnette lançait, au cours de son altercation avec des marins-pêcheurs bretons : « C’est pas en faisant grève que tu vas pouvoir te payer une Rolex, péquenaud, va (10) ! », établissant ainsi un lien direct entre cette posture – pudiquement qualifiée de « virile » par ses amis politiques – et le « bling-bling ». Pour Nicolas Sarkozy, comme pour le cow-boy texan qui lui tient lieu d’homologue américain, l’autre est toujours à dompter, à mater, à dominer. Son comportement contredit avec insistance ses discours lénifiants sur la « main tendue » et l’égalité des chances.

Ce que l’on appelle « politique people » est en fait le pari que l’électorat va oublier les conditions de vie de moins en moins décentes qui sont les siennes en s’abîmant dans la contemplation béate de la jet-set – classe politique comprise – grâce aux belles images et aux histoires édifiantes qu’on lui donne en pâture. A cet égard, le mariage de M. Sarkozy avec Carla Bruni, pièce de choix qui vient parachever la clinquante panoplie présidentielle, ressemble à une tentative désespérée d’alimenter la machine à rêves pour désamorcer une contestation qui commençait à poindre. Que la manœuvre ait plutôt mal fonctionné montre les limites de cette stratégie.

Elle n’a pas empêché la colère de monter face à la désinvolture que le président manifestait dans le même temps quant aux difficultés dans lesquelles se débattaient ses concitoyens (« Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides (11) ? »). Quand le contraste entre son train de vie et celui de la majorité de la population devient trop voyant, la comparaison, apparemment, revient vite le disputer à l’identification.

 

  • 1) Cf. Thomas Frank, Pourquoi les pauvres votent à droite, Agone, Marseille, 2008.
  • (2) Cf. le site d’Action-Critique-Médias (Acrimed) : « La “petite caissière” et son blog : un conte pour médias ? », par Nadine Floury, 7 mars 2008.
  • (3) Jean-Marc Parisis, « Pour lui, la vie va commencer », Le Point, Paris, 10 mai 2007.
  • (4) « Les châteaux de la République vus du ciel », Paris Match, 28 juin 2007.
  • (5) Cité dans Yasmina Reza, L’Aube, le soir ou la nuit, Flammarion, Paris, 2007.
  • (6) « Edition spéciale », Canal+, 27 février 2008.
  • (7) Cité dans Yasmina Reza, op. cit.
  • (8) Discours à l’Assemblée nationale, 10 juillet 2007.
  • (9) « La Matinale », Canal+, 28 février 2008.
  • (10) « Les Guignols de l’info », Canal+, 6 novembre 2007.
  • (11) Conférence de presse à l’Elysée, 8 janvier 2008."

                       RichesPauvre

July 28

Discussion sur Viendez tous... si vous voulez !

 

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Viendez tous... si vous voulez !
Viendez tous... si vous voulez !
Organisé par : MickGrrrrrLion
Date et heure : mardi 29 juillet 2008 à 19:30
Lieu : Rue Tabaga... euh non ! Ici !
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July 27

DES ECOLES PAS COMME LES AUTRES

 

C'est en lisant le billet  "vive les vacances, les cahiers au feu", de PapyPoutous qui se rebelle contre le fait que l'école formate les enfants pour qu'ils suivent un programme, que j'ai eu envie de vous parler des écoles qui pratiquent des enseignements alternatifs.

Des écoles qui proposent des pédagogies centrées sur la personne,  privilégiant la découverte par l'enfant. Des écoles qui sollicitent sa réaction, son intervention,  lui offrent des outils pour qu'il devienne lui-même, autonome et capable de créer sa vie.

En voici quelques unes :

  • ECOLES PUBLIQUES DECROLY. Ovide Decroly qui accusait déjà en 1909 : "L'école impose le silence et l'immobilité à des êtres qui doivent apprendre à agir et à s'exprimer ; après l'engoudissement physique, elle réalise la torpeur mentale."
  • ECOLES PUBLIQUES FREINET, selon la méthode de Célestin FREINET qui procédait d'une constatation simple : "Pourquoi nous exténuer à conduire mal, d'une manière artificielle, scolastique, les apprentissages qu'une démarche naturelle réalise sans heurt, pourvu qu'on la favorise " .
  • ECOLES PRIVEES MONTESSORI. Dans la pédagogie de  Maria MONTESSORI, l'éducation est considérée comme "aide à la vie".
  • ECOLES PRIVEES STEINER-WALDORF. Peu connues en France, elles proposent un système éducatif créé par Rudolf STEINER en 1919, fondé sur une vision holistique de l'homme.
  • ECOLES EXPERIMENTALES : Lycée autogéré de Paris, Lycée expérimental de St Nazaire, Collège expérimental de Hérouville.  (Une longue expérimentation...)

Des médecins, philosophes, enseignants, ont pensé des méthodes progressistes  pour que la scolarité prépare nos enfants à recevoir la vie. Ils ont créé des écoles qui appliquent leurs pédagogies et démontrent qu'il est possible d'accompagner les enfants vers l'autonomie pour leur permettre à l'âge adulte, d'être capables d'initiatives, de se déterminer librement et d'agir de façon féconde dans la société.

En France, 150 000 enfants, entrent en 6ème sans savoir bien lire et écrire et 150 000 jeunes quittent le système scolaire à partir de  16 ans sans diplôme.  Face à cet échec scolaire, nos gouvernenants nous proposent des  des réformes rétrogrades qui ôtent toute liberté pédagogique aux enseignants, prônent "la relation verticale d'autorité et de savoir". Qui peut vraiment croire que le retour en force du parcoeur et de l'écoute passive, qui ne demandent pas  aux enfants de comprendre mais d'apprendre par coeur et d'appliquer mécaniquement, aidera nos jeunes à savoir diriger leur vie ?

Pourquoi ne pas s'inspirer des méthodes pédagogiques novatrices pour donner aux enfants les moyens de cultiver leurs dons particuliers et de s'émanciper ?

Pour en savoir davantage :

- les extraits de la revue trimestrielle d'éducation comparée de l'UNESCO, PERSPECTIVES concernant  :

- le livre de Sophie CHAVENAS, "Guide des écoles pas comme les autres "

- le guide annuaire des écoles différentes, l'édition 2008 propose : "Changeons l'école, nous sommes tous ministres de l'éducation".

- si le pouvoir de votre souris vous démange  :  l'appel "en faveur des établissements scolaires innovants et coopératifs" et "à manifester le refus d'une monoculture économique, sociale et culturelle".

                      COUVNOU

- PatLaRebelle-

July 24

SOUTIEN AU CANTOYOURTE

Communiqué des Objecteurs de Croissance Gard-Lozere

"Devant l’imminence du krach écologique et l’improbable instauration d’urgence par les Etats d’une gouvernance mondiale travaillant au destin collectif, quelques précurseurs de la société post industrielle inaugurent discrètement, dans nos campagnes, un style de vie sobre et cohérent, autonome et responsable : par nécessité ou par choix, de plus en plus de personnes s’installent à demeure dans des habitats alternatifs, légers ou mobiles.

Loin de la récupération cantoyourte-aed7emarchande d’un ethnicotourisme de la cabane, ce mouvement basé sur la décroissance consumériste et la solidarité planétaire exprime l’intelligence compensatoire et réparatrice d’un peuple modeste qui a compris qu’il n’avait plus rien à attendre des politiques clientélistes. Réponse auto-immune, régulatrice, à la démesure et à la démence économique, cet exode en légèreté démontre les capacités d’auto-organisation, d’ingéniosité, de rebondissement, de prise en charge de sa propre vie, loin des normes de l’opulence obligatoire, par des personnes considérées jusque là comme inutiles, subversives, improductives ou en échec social.

C’est ainsi que la yourte, née du désert des nomades, devient le symbole de l’émancipation radicale vers une alter-société, en contre-pied absolu à l’aberration outrancière du système productiviste.

En Cévennes, la DDE s’attaque aux yourtes, qui ont l’impertinence d’offrir un habitat familial à moindre coût, mais surtout d’échapper au permis de construire. Elle intente abusivement des procès en correctionnelle contre paysans et auto-constructeurs. Déboutée, la DDE fait alors pression sur les propriétaires pour provoquer des expulsions.

Ce harcèlement contraint à des installations sur des friches reculées, et à des viabilisations autonomes : récupération d’eau de pluie, toilettes sèches, phytoépuration, bioclimatisme et énergies renouvelables, qui complémentent naturellement une économie de subsistance fondée sur l’entraide, le défrichage, le jardinage, la botanique médicinale, la cueillette, la récupération et l’artisanat, le seul luxe étant l’ordinateur, indispensable lien entre le local et le global, et entre réseaux d’affiliation. Cette autonomie elle-même est attaquée sous des prétextes fallacieux d’insalubrité ou d’atteinte aux paysages !

Ainsi cet art de vivre simplement, décemment, sans massacrer son voisin, la nature et la planète, cette citoyenneté de sagesse et de contentement, en pleine expérimentation à l’abri du terrorisme médiatique, ne peut s’abstenir d’organiser sa défense contre les attaques des prédateurs."

Le 25 juillet 2008, Sylvie BARBE, qui vit dans sa Yourte au Cantoyourte, à Béssèges, en Cévennes minières, est convoquée au Tribunal d’Alès ! …

Ce procès est important pour tous ceux qui aujourd’hui, en s’inquiètant de l’avenir de leurs enfants, réfléchissent à de nouvelles solutions ; tous ceux qui, de plus en plus nombreux, apportent des réponses concrètes et responsables à la crise économique, sociale et écologique. Réagissons !

Pour en savoir plus :

- PatLaRebelle -